| Le déficit public avec endettement. |
Répondre aux besoins sociaux d’une population par le déficit budgétaire a surtout créé de l’inflation.
Les États ont donc été pris entre deux feux : La nécessité d’augmenter les dépenses publiques, mais sans pouvoir augmenter les impôts ni financer leurs dépenses par une inflation qui devenait dangereuse. Le financement de leurs dépenses par l’endettement est apparue pendant une vingtaine d’années une solution indolore.
Cependant, à terme, le remboursement de ces dettes ne pouvait être envisageable que par une croissance économique forte et pérenne. Cela ne s’est jamais produit.
Actuellement, aucun État ne rembourse ses dettes. Chaque État emprunte à nouveau tous les ans pour rembourser ses anciennes dettes et financer son nouveau déficit public. Les dettes publiques ont donc tendance à augmenter systématiquement.
Le paiement des charges de la dette par les finances publiques n’est en fait constitué que par le remboursement des intérêts. Et ces charges dépendent entièrement du taux d’intérêt fixé par les créanciers. Elles peuvent varier d’une année à l’autre.
Au final, cette impasse du surendettement ne peut être levée.
Tôt ou tard, la capacité de remboursement des États de la zone Euro sera mise en doute comme cela s’est produit avec la Grèce. Les États les plus fragiles entraîneront les autres dans leur chute.
Pour rappel, lorsque les créanciers de l’État grec ont perdu confiance dans ses capacités de remboursement en 2009, son taux d’endettement était de 135 % du PIB.
Cette perte de confiance a mis à genoux l’économie du pays : la richesse par habitant a chuté de 19 % de 2008 à 2012 et le taux de chômage a augmenté de 8 % jusqu’à 28 % en 2014.
Le taux d’endettement de la France est actuellement (fin 2021) de 145,8 % du PIB.
Les conditions d’endettement, la période sont différentes. Cependant, nous ne devons jamais oublier que la dette publique fait dépendre un État de la psychologie très fluctuante de ses créanciers.
Synthèse :
| Politique | Avantages | Inconvénients |
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Équilibre budgétaire |
Absence d’endettement et d’inflation |
Difficulté à répondre aux besoins fondamentaux du pays. Résistance forte à l’augmentation des impôts |
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Déficit public par création monétaire |
Permet à l’État de financer les besoins fondamentaux du pays |
Inflation, hyperinflation |
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Déficit public par endettement |
Surendettement, banqueroute |