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L'agriculture chimique est adaptée au mode de distribution organisé par les systèmes de supermarchés. Elle permet de concentrer sur une parcelle une unique production qui satisfait la demande massive des grossistes et de l’industrie agro-alimentaire.

Nous en connaissons les limites : empoisonnement des sols, de l’eau, destruction de la faune et de la flore, sélection de plantes qui résistent aux transports et stockages au détriment de leurs qualités nutritives et gustatives.

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Un agriculteur chimique qui souhaite passer à l’agriculture bio devrait cultiver sur des parcelles plus petites, innover et se former aux nouvelles technologies de type permaculture pour être efficace. C’est incompatible avec l’actuel système de distribution qui exige une production de masse : l’agriculteur ne le peut tout simplement pas.

Conséquences : non seulement la « malbouffe » s’accentue avec son lot de pathologies délétères sur les populations, mais l’usage des poisons chimiques persiste dans les pratiques agricoles(1), même les poisons interdits continuent d’être utilisés massivement et frauduleusement(2).